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  • Bonjour et bienvenue sur mon blog. A l'aube de mes 57ans(eh oui, on le dirait pas) méooo, je voulais faire une sorte de book ou je laisserai la trace d'événements importants a mes yeux, une sorte de fouillis a découvrir au fil du temps. Bisoussss
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:22
Des soldats français passent à l'attaque depuis leur tranchée en 1916.
Des soldats français passent à l'attaque depuis leur tranchée en 1916. ©
ARCHIVES AFP

 Ce dimanche, on commémore le début de la terrible bataille de Verdun. 3 questions pour comprendre le mythe de l'"enfer" de la Meuse

Il y a 100 ans, jour pour jour, les pires affrontements de guerre de 1914-1918 entre Français et Allemands débutaient près de Verdun, en Lorraine, dans la Meuse (Nord-Est). Si elle ne fut ni la plus meurtrière ni la plus décisive de la Grande Guerre, la bataille de Verdun est devenue l'un des symboles de la folie guerrière et de son absurdité.

 

La main d'un combattant sur le champ de bataille de Verdun, en 1916.© Photo ARchives AFP

 

1. Pourquoi la bataille de Verdun ?

"Saigner à blanc l'armée française".

 Le 21 février 1916, un an et sept mois après la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France (3 août 1914), le général allemand Erich von Falkenhayn lance une vaste offensive baptisée  "Gericht" ("le jugement") sur les positions françaises près de Verdun. La stratégie de l''Etat major allemand veut relancer la guerre, s'avancer vers Paris et "saigner à blanc l'armée française".

 

Carte des lieux de la bataille de Verdun.© Photo ARchives AFP

 

"Ils ne passeront pas !"

Un véritable enfer commence. Un obus tombe toutes les 15 secondes sur les poilus ; en quelques jours, les pertes françaises sont très lourdes. La ville de Verdun devient une ville martyre. Sous le déluge de feu, la résistance des soldats français finit pourtant par s'organiser, autour, notamment d'un certain général Philippe Pétain, avec pour mot d'ordre : "ils ne passeront pas !" Les soldats des deux camps s'enterrent dans les tranchées, derrière les barbelés, dans l'eau et la boue glacées. Les Allemands utilisent les gaz toxiques et inaugurent une nouvelle arme : le lance-flammes

 

Les ruines de la ville de Verdun, bombardée par les Allemands.© Photo Archives AFP

 

300.000 morts et 400.000 blessés

Dix mois durant, 1,1 millions de soldats français et 1,2 millions d'Allemands combattent. Le carnage fait 300.000 morts et 400.000 blessés. A l'issue de l'ultime offensive, lancée le 15 décembre 1915, le front est plus ou moins comme il l'était avant le 21 février. La boucherie s'achève le 18 décembre par une victoire défensive de la France. Les Allemands ne sont pas passés et les Français ont reconquis le terrain perdu, notamment les forts de Douaumont et de Vaux.

 

2. Le bois des Caures, le fort de Douaumont, la Cote 304, le fort de Vaux, la "Voie sacrée"… Que s'est-il passé dans ces 5 lieux mythiques ?

 

Soldats sur le champ de bataille de Verdun lors de la première guerre mondiale© Photo Mémorial de Verdun

 

Le bois des Caures. C'est là que tout commence, le 21 février 1916. A 7h15, le lieutenant-colonel Émile Driant et le 59ème bataillon de chasseurs à pied, sont en première ligne face à l'attaque de la Vème armée allemande. Quarante obus par minute en moyenne s'abattent sur leurs positions, en tout 10.000 tonnes de projectiles. Quand le pilonnage cesse, les Allemands passent à l'attaque avec une arme nouvelle et terrifiante, le lance-flammes. Driant est tué d'une balle dans la tête après une défense héroïque.

Le capitaine Charles de Gaulle, en 1915.© Photo ARchives AFP

Le fort de Douaumont.  Clef de la défense de Verdun, le fort, privé de ses canons et de sa garnison par Joffre, tombe aux mains des Allemands au tout début de leur offensive, le 25 février 1916, sans aucun coup de feu. Durant l'un des multiples assauts français, tous voués à l'échec, pour reprendre Douaumont, devenu un bastion allemand, un certain capitaine Charles de Gaulle est blessé, et fait prisonnier. Les Français ne parviennent à reprendre le fort aux Allemands qu'à la fin de la bataille, le 24 novembre 1916.

La Cote 304. Bombardée avec la colline du Mort-Homme par les Allemands qui veulent s'en emparer, la colline de la Cote 304 est décrite par les témoins comme un volcan en éruption pendant des jours et des nuits. La fumée des bombardements monte jusqu'à 800 mètres d'altitude. La Cote 304 aurait perdu sept mètres d'altitude du fait des pilonnages incessants. Les Français reprennent les deux collines en 1917.

 

Le fort de Vaux. En juin 1916, le fort de Vaux, près de Verdun, subit le pilonnage de l'artillerie allemande pendant plusieurs jours avant que la garnison, conduite par le commandant Raynal, ne se rende au terme d'une résistance désespérée.

La "Voie sacrée".  De mars à juin 1916, 400.000 hommes et 500.000 tonnes de matériel passent chaque mois sur la départementale qui relie Bar-le-Duc et Verdun. La route logistique stratégique de la place de Verdun est baptisée par les Français la "Voie sacrée".

 

Des soldats français débarquant de camions près de Verdun en 1916.© Photo archives AFP

 

3. Quel héritage a laissé la bataille de Verdun ?

Les trois quarts de l'armée française sont passées par Verdun et chaque famille française ou presque, a un ancêtre qui y a combattu. Moins meurtrière que la Somme, qui a fait un million de victimes entre juillet et novembre 1916 et détourné une partie des gilles et des canons allemands, dans la mémoire collective,  Verdun, "la" bataille de la guerre de 1914-1918 symbolise l'héroïsme des poilus et la fierté de la résistance tricolore

Résistance, réconciliation et pardon

Depuis 1984, la "mère des batailles" de la Grande guerre incarne aussi la réconciliation et le pardon du peuple français à l'Allemagne, avec l'image de François Mitterrand et Helmut Kohl, main dans la main, devant l'ossuaire de Douaumont.

 

Sanctuarisé et classé en zone rouge inconstructible, le champ de bataille de Verdun, n'a jamais été reconstruit ni cultivé. Rayés de la carte, neuf villages, déclarés "morts pour la France", ont été conservés en l'état. Les cratères d'obus et les tranchées qui entaillent la terre recouverte de végétation, témoignent encore aujourd'hui des horreurs de la guerre et des flots de sangs qui ont coulé à Verdun.

Le Mémorial de Verdun a été entièrement rénové dans le cadre du centenaire de la Première guerre mondiale.© Photo AFP

Le dernier poilu, Lazare Ponticelli, s'est éteint en 2008 : il n'y a plus aujourd'hui aucun témoin vivant de la Grande guerre. Pour entretenir et transmettre aux jeunes générations la mémoire des victimes de la folie de la guerre et de l'union entre anciens ennemis, le Mémorial de Verdun, agrandi et rénové, est inauguré ce dimanche 21 février.

EN CHIFFFRES

 

163.000 Français sont morts ou portés disparus à Verdun, 215.000 ont été blessés. Le bilan allemand est de 143.000 morts et 194.000 blessés.

57 millions d'obus ont été tirés au cours de la bataille, dont 30 millions par l'artillerie allemande et 27 millions par les Français.

73 divisions sur la centaine que comptait à l'époque l'armée française ont combattu à Verdun.

 

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:17

« C’est une boucherie inouïe »

René Prieur, 23 ans, était à Verdun le 21 février 1916. Un siècle plus tard, son carnet et ses lettres racontent l'horreur des premiers jours de la célèbre bataille.

Thomas WiedC’est un petit paquet de feuilles jaunies par le temps, qui sommeille aujourd’hui dans le tiroir d’une vieille commode. Une vingtaine de pages noircies d’une écriture fine, qui racontent l’une des semaines les plus sanglantes de l’histoire de France. Un récit clinique, celui des tout premiers jours de la bataille de Verdun, tels que les a vécu un jeune homme de 23 ans que rien ne prédestinait à ce rôle de chroniqueur.

Il s’appelait René Prieur. Né le 10 août 1891, ce fils d’un professeur d’histoire enseignant au lycée Charlemagne, à Paris, fait partie des quelque trois millions et demi de jeunes Français qui ont répondu à l’ordre de mobilisation générale en août 1914. Etudiant en médecine au moment de la déclaration de guerre, cela fait maintenant huit mois qu’il se trouve dans le secteur de Verdun quand, à l’aube du lundi 21 février 1916, les Allemands déclenchent l’opération Gericht, début de ce qu’on appellera plus tard la bataille de Verdun.

Quand commence l’offensive, ce matin-là, René Prieur, lui, est au bois des Fosses, près de Louvemont. Situé à une dizaine de kilomètres au nord de Verdun et à peu près autant des batteries allemandes, ce petit village abrite l’un des postes de secours que le 29e régiment d’infanterie territoriale a installé près de la ligne de front pour recueillir et soigner les blessés. A la tête d’un petit groupe d’infirmiers, il a notamment pour mission de tenir un registre précis de ce qui se passe dans son secteur. Une tâche dont il s’acquitte dès le premier soir de l’offensive, en commençant par dresser la liste des blessés de la journée avant de résumer en quelques lignes ces premières heures de la bataille : « Aujourd’hui, j’ai dû faire de nombreux pansements, diriger les brancardiers et choisir les chemins les moins exposés pour aller ramasser les blessés, installer un 2e poste de secours, à droite de celui où j’étais établi pour abriter tous les blessés. Nous avons reçu beaucoup de gaz lacrymogènes, le bombardement ne cesse pas et les nouvelles les plus invraisemblables circulent. »

René Prieur, à droite, devant le poste de secours du bois des Fosses, près de Louvemont (Meuse), mi-février 1916.

Le médecin-auxiliaire René Prieur (tenant une canne) entouré d'infirmiers membres du 29e R.I. territoriale, dans le secteur de Verdun, janvier-février 1916.

Pour René Prieur, la nuit du 21 au 22 février sera courte. Une heure de sommeil à peine puis le bombardement à nouveau, un bombardement « plus intense » que la veille et qui place maintenant Louvemont sous le feu direct de l’ennemi – le petit village, entièrement ravagé dans les jours et les semaines qui suivent, ne sera jamais reconstruit. En ce deuxième jour de bataille, le jeune médecin raconte : « L’abri de droite en sortant du poste a été détruit par un 305 pendant que j’aidais l’infirmier Mathiot du 165e à arrêter une hémorragie d’un blessé atteint à la cuisse. Le poste était encombré. Plusieurs morts gisaient à l’entrée, dont trois à genoux, le sac encore au dos. Plusieurs blessés ont été tués par le 305 et à côté de moi. »

Lettre de René Prieur à son père Raoul écrite au bois des Fosses, 22 février 1916.

23 février : « Les Allemands lancent de plus en plus de gaz lacrymogènes. Il est impossible de prendre les noms des blessés. » 24 février : cette fois, « les Allemands sont là ». Tout près. Si près qu’à la nuit tombée, « ramenant des blessés gisant dans la neige », René Prieur se trouve sous le feu direct de « sentinelles ennemies ». Au cours de cette seule journée, « j’ai été enseveli quatre fois sous des trous d’obus », écrit le jeune homme qui, pour la première fois, avoue qu’il pense à sa propre mort : « Bien qu’il faisait froid et grelottant, boueux, sanglant, j’ai dormi de fatigue après une pensée pour maman, mon cher papa, ma petite Henriette (...), songeant à la mort possible, à l’éternité peut-être très proche et troublante, revoyant rapidement ma vie et me recommandant à Dieu. Oh mon Dieu, ayez pitié de moi dans ma faiblesse où je crie avec sincérité du fond de mon être. »

25 février 1916. « La nuit, il a neigé et le sol est blanc », constate René Prieur à son réveil, à 7 heures du matin. Un matin anormalement calme. « Rien de particulier » sinon « l’attente d’une contre-attaque qui peut-être nous délivrera ». Espoir hélas vite dissipé car à 10 heures, surgissant du petit bois qui surplombe Louvemont, c’est une « patrouille allemande » qu’aperçoit le jeune médecin. La suite, la voici : « Mettant mon sac au dos, ma couverture en bandoulière, je me suis avancé tout seul, tendant en avant mon mouchoir blanc et par dessus mon brassard de la Croix Rouge, criant : “Nous sommes prisonniers !” On me répond en français, tout en me mettant en joue à 10 mètres : “Nous ne sommes pas des barbares, on ne vous fera pas de mal, combien d’hommes sont avec vous ?

– Environ 25.

– Dites leur de sortir sans arme.”

Et je crie : “Allons mes amis, avancez sans arme, on ne vous fera pas de mal.” Mes amis sortent et je préviens le caporal allemand qu’il reste des blessés. Il me dit : “On va venir les chercher, ils seront soignés.” Alors le caporal et 4 soldats du 8e nous ont mené à travers le bois des Fosses saccagé, détruit, défoncé, vers le sentier où il y a encore l’écriteau Herbebois Wavrille. Le 75 tire et des Allemands tombent. Mes amis me suivent en ordre, sautant par dessus les troncs d’arbre. Le caporal allemand me demande si j’ai faim. J’accepte un bout de pain noir mais je lui montre que j’ai encore des vivres dans ma musette. Vers le milieu du ravin de l’Herbebois, nous rencontrons un officier. Il nous fait arrêter. Il me dit de rester seul, que je serai conduit près du médecin plus tard. Mes amis me quittent et défilent devant moi en me serrant la main pendant que le 75 tire avec rage. Je leur dis : “Au revoir et bon courage, ils ne sont pas à Verdun et nous les aurons quand même !” Alors l’officier dit : “Français, braves, bons soldats.”

Louvemont (Meuse), 1915

Aujourd'hui (cliquer pour agrandir)

25 février, 16 heures. Quatre heures que René Prieur est aux mains de l’ennemi. Après une brève accalmie, les combats reprennent. Et la fin d’après-midi sera terrible. « Le 75 fauche tout, les bras, les têtes, les membres volent en l’air. Je suis éclaboussé de sang. Le ravin est comblé de morts qui s’amoncellent et, vers quatre heures et quart, quand je me dégage de dessous ma tranchée et des arbres, je marche sur des morts. Je ne sais pas où je vais. Je n’ai rien vu de plus infernal. J’entendrai toute ma vie le son métallique du 75, les branches craquant sinistrement, les cris des blessés, le nombre inouï de morts. » Le récit fait penser à celui des jours précédents. A ceci près que c’est maintenant le carnage causé par des obus français que décrit René Prieur. Et que c’est désormais à des soldats ennemis qu’il apporte les premiers soins. « Je panse des blessés allemands », écrit le jeune médecin, non sans s’étonner au passage de la qualité des pansements allemands, « petits » et « peu pratiques ».

René Prieur dans une tranchée près du village de Haumont-près-Samogneux, en 1915. Détruit pendant la bataille de Verdun, le village n'a pas été reconstruit après la guerre.

25 février, toujours. Arrive maintenant la nuit. C’est alors que, près d’un « immense trou d’obus », René Prieur tombe par hasard sur deux officiers allemands. Une conversation s’engage. « Très polis ces officiers me parlent de la guerre. Ils m’annoncent la prise de Verdun pour le 27 [février], le Kaiser à Verdun le 1er [mars], me montrent des cartes, affirment que tout se déroule mathématiquement. Je réponds qu’ils ne passeront pas, parce que persuadé sincèrement que les Allemands pouvaient passer les deux premiers jours, [qu’]ils ont été retenus, et que maintenant les réserves nombreuses en hommes, artillerie, vivres, étaient là. D’ailleurs voici 6 jours que le bombardement ne cesse pas, voyez, j’ai encore pour 3 jours de vivres dans ma musette. Nous avons tout de même des repas chauds ! Ils sourient , disent : Français, braves !, mais Verdun : bald kaput ! Et la conversation continue pendant que nos canons tirent toujours mais avec moins d’intensité dans le ravin. Vers 7 heures, un blessé atteint à la cuisse me conduit vers le poste de secours en suivant un cordon blanc. Des brancardiers portent des blessés dans des toiles de tente et se guident avec de grandes cartes du bois des Fosses. Dans le poste il y a deux médecins. L’un est officier et fume, l’autre, sous-officier, fait des pansements et j’aide à panser les blessés. On m’offre à boire du café, à manger du pâté de foie en conserve.

(...) En avant du poste, les Allemands creusent de petites tranchées individuelles, font du feu, installent chacun leur toile de tente et le canon gronde toujours et les obus éclatent sinistrement semant la mort. De nombreux blessés allemands arrivent au poste de secours. Un bon feu flambe dans un âtre où réchauffe du café dans de grandes marmites. Les infirmiers sont très occupés et travaillent sans arrêt, prenant pansements, morphine, iode dans de grands paniers. Je remarque qu’il y a très peu d’ouate et qu’on se sert de préférence d’un tissu qui y ressemble et se rapproche du papier. Exténué, je demande la permission de me reposer. On me prête une couverture. Je m’enroule dedans et reposant la tête sur mon sac, je m’endors profondément jusqu’au matin à 10 heures, j’ai dormi si profondément que je n’ai même pas bougé quand un 75 est tombé sur le poste de secours. Mais au réveil le poste est vide, les médecins allemands ont pu évacuer leurs blessés. Comme j’ai dormi tout de même, c’est la 1ère fois que je dors vraiment depuis 10 jours ! »

C’est sur ces mots, rédigés le 26 février 1916 « au poste de secours allemand en avant du bois des Fosses, à droite de Louvemont », que s’achève le petit carnet de René Prieur. Ce qui lui arrivera dans les jours qui suivent ? Impossible de le savoir aujourd’hui. Aucun autre écrit intime n’a été conservé dans les archives familiales. Aucune lettre non plus. Ou plutôt si, quelques lettres, mais écrites par ses camarades et non par lui-même, et qui disent toutes la même chose : passée la date du 24 février, personne n’est en mesure de dire ce qu’est devenu René Prieur, ni même s’il est encore vivant. C’est notamment le cas du commandant Dath, chef du bataillon dont dépend le jeune médecin, qui, le 21 mars, adresse ce bref courrier au père de celui-ci :« Je suis resté avec M. Prieur, médecin auxiliaire, jusqu’au 24 février dans la soirée. Je ne l’ai quitté que vers 16h30 lorsque les derniers éléments de mon bataillon, menacés d’encerclement ont dû quitter le bois des fosses. M. Prieur, avec le personnel du service de santé qui restait alors dans les abris, a dû rester auprès des nombreux blessés des différents corps qui qui concouru à la défense du bois. Il a dû tomber entre les mains de l’ennemi le soir vers 17 heures. Il est probable que vous ayez maintenant de ses nouvelles d’Allemagne, à moins qu’il n’ait été maintenu dans la région envahie pour continuer ses soins aux blessés non transportables. Dans ce dernier cas, vous auriez plus difficilement de ses nouvelles car je sais que les Allemands n’accordent pas facilement la liberté d’écrire à ceux de nos compatriotes qui doivent être maintenus en pays envahi. Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments très distingués. »

A la lecture de ce courrier, qui formule des hypothèses plus qu’il n’apporte de réponse, on imagine dans quelle inquiétude fut alors plongée la famille du jeune médecin. Inquiétude d’autant plus grande que les dernières nouvelles données directement par le jeune homme, une lettre à sa famille datée du 23 février, étaient tout sauf rassurantes. « Mon cher papa, voici la 50e heure de bombardement. (…) C’est effrayant. Nous avons reçu des gaz, des obus asphyxiants, des obus lacrymogènes, de tout. Quelques-uns sont devenus fous. (…) Tout va bien, mais quel déluge de feu, de fer, que de destructions, de ruines, de morts, de blessés. C’est une boucherie inouïe. Mais les Boches n’auront pas Ver… qu’ils ont bombardé, et nous les repousserons. Je vais bien, j’ai pu manger, boire, dormir quelques heures après trois jours. (…) Allons, confiance et courage. Je t’embrasse de tout mon coeur, ainsi que maman et la sœur. René. »

Lettre de René Prieur à son père Raoul écrite au bois des Fosses, 23 février 1916.

Combien de temps les parents du jeune homme resteront-ils sans nouvelles de leur fils ? Difficile à dire. Le seul indice dont on dispose est une lettre conservée dans les archives familiales et datée du 11 juin 1916, dans laquelle le jeune homme décrit sa nouvelle vie : « Nos santés sont excellentes malgré le mauvais temps. J’ai fait très peu de musique cette semaine mais on va s’y remettre. On travaille et on lit encore bien plus, n’est-ce pas le moment ou jamais ? Le temps passe vite ainsi. Il ne manque que vous tous. Je pense que ce sera à la fin de l’année qu’on se retrouvera. Je reçois bien lettres et colis. »

René Prieur en captivité au camp de Mannheim (Allemagne), en 1916.

 

Croix de guerre

De la lecture, de la musique, des colis... Ce que décrit ici René Prieur n’est autre que sa vie dans un camp de prisonniers, en l’occurrence celui de Mannheim, au sud-ouest de l’Allemagne, d’où il ne sort qu’à l’automne 1916 grâce, si l’on peut dire, à une péritonite. Evacué vers la Suisse par la Croix-Rouge, le jeune homme, selon une pratique alors en vigueur, est ensuite « échangé » contre un médecin allemand prisonnier en France. De retour dans le secteur de Verdun au début de 1917, il ne sera démobilisé qu’en 1919, sans imaginer qu’il sera à nouveau appelé sous les drapeaux vingt ans plus tard, en 1939, cette fois comme médecin capitaine.

Marié à Madeleine Bonnecaze, sœur d’un camarade médecin rencontré lors de sa captivité à Mannheim, René Prieur aura trois enfants, onze petits-enfants et seize arrière-petits enfants, dont l’auteur de ces lignes. Jusqu’à sa mort, en 1981, à l’âge de 89 ans, il gardera sous son lit une vieille valise marron en carton bouilli remplie de vieux souvenirs. Parmi eux, sa croix-de-guerre et une petite liasse de feuilles jaunies où l’on peut lire, écrit au crayon noir : « Evénements survenus depuis le 21 février 1916 ».

 
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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:26

Depuis notre tendre enfance, notre imaginaire se nourrit de mythes sur les relations amoureuses qui s’éloignent souvent de la réalité. L’âme soeur qui court à toute vitesse dans un aéroport plein à craquer, la lettre d’amour reçue chaque jour pendant 10 ans, le sacrifice de sa vie pour son ou sa bien-aimé(e). De quoi nous donner l’air paresseux en affaire de coeur… L’artiste coréenne Puuung entend bien changer notre vision des choses. Avec son superbe coup de pinceau, elle brosse un portrait plein de douceur du vrai amour au quotidien. SooCurious vous présente son travail.
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Avec ses illustrations pleines de tendresse, Puuung a su nous rappeler qu’en amour, ce sont les petits gestes qui comptent. Si vous aimez les belles histoires d’amour, vous pouvez découvrir ces 50 couples qui prouvent que les sentiments n’ont pas de frontière.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:25

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:21

Saint-Valentin : les origines de la fête des amoureux SAINT VALENTIN 2016 - Pourquoi la Saint-Valentin est-elle la fête des amoureux ? Quelle est son histoire ? Pourquoi la célèbre-t-on à cette date ? Quel cadeau offrir quand on est en panne d'inspiration ? Tradition née pendant l'Antiquité, la Saint-Valentin n'a pas fini de vous surprendre !

 

 

[Mis à jour le 14 février à 11h05]  La Saint-Valentin, est arrivée ! Mais connaissez-vous ses origines ? Commémoration chrétienne fixée au 14 février et devenue une fête laïque, la célébration des amoureux est souvent perçue par ses détracteurs comme un événement purement commercial et superficiel. Pour autant, la tradition de la Saint-Valentin - la Valentine et son Valentin unis par la flèche de Cupidon - et sa date du 14 février sont bien ancrées en France puisque près de 60 % de nos concitoyens la célèbrent tous les ans. Ce jour n'est donc pas comme les autres pour la plupart des couples. Voici pourquoi le 14 février est devenu le jour des amoureux.  

Pourquoi la date de la Saint-Valentin a-t-elle été fixée au 14 février ? D'où tire-t-elle ses origines ? Qu'est-ce-que la course des Luperques ? Pourquoi l'Eglise a-t-elle mis en place la célébration de la Saint-Valentin ? Qui était Valentin et quel sort a-t-il connu ? Quels sont les cadeaux qui vont bien à offrir à son amoureux(se) le jour de la Saint-Valentin ? Que représente Cupidon et comment réunit-il les amoureux ? Mais aussi comment célèbre-t-on le jour des amoureux à travers le monde ? 

Au Japon, un établissement de Tokyo met une imprimante 3D à disposition des amoureux (vidéo AFP) :

La Saint-Valentin 2016

La Saint-Valentin 2016 a lieu, comme chaque année, le 14 février. Si la date du calendrier est la même, y compris les années bissextiles, le jour du calendrier change : il vous fallait cette année réserver un dimanche sur votre calendrier. La date est bien pratique pour ceux qui voudront prévoir un week-end romantique dans des destinations dépaysantes. 

Et si vous restez à la maison, rien ne vous empêche de concocter une déco fleurie à l'élu(e) de votre coeur (Tutoriel CCM Benchmark) :

Pour ce qui est de la météo, il y a fort à parier que les amoureux passeront la Saint Valentin 2016 enlacés sous un parapluie : la Chaîne Météo prévoit un weekend du 13-14 février particulièrement agité, et ce dans presque toute la France. Passages pluvieux à l'ouest ; vents violents samedi avec de la pluie sur l'ensemble de l'Hexagone et timide amélioration dimanche à base d'averses devraient rythmer un week-end malgré tout caractérisé par des températures de saison (3 à 11° le matin ; 8° en moyenne au nord et 14°C au sud l'après-midi). De quoi garder le sourire sous son parapluie. 

Histoire de la Saint-Valentin

La date à laquelle nous fêtons la Saint-Valentin est un héritage de la Rome Antique. Organisées tous les 15 février, les Lupercales célèbrent alors Faunus Lupercus, dieu de la fécondité, des bergers et des troupeaux. Rite de purification, organisé à la fin de l'année romaine (qui commence le 1er mars), cette fête païenne se déroule en trois étapes. Tout d'abord, les prêtres sacrifient un bouc dans la grotte du Lupercal (au flanc du Mont Palatin), où, selon la légende, la louve allaita les fondateurs de Rome Romulus et Rémus. Ils enduisent ensuite de jeunes gens issus de familles nobles du sang du sacrifice dans un cérémonial qui symbolise la purification des bergers.

saint valentin antiquitã©
Au coeur de la Saint-Valentin : la fertilité © Fotolia

S'ensuit la "course des luperques", pendant laquelle les prêtres et les jeunes gens, couverts de la peau des bêtes sacrifiées, courent dans les rues de la ville et fouettent les passants avec des lanières découpées dans la peau du même animal. Les femmes, en particulier, se placent sur leur trajet, dans l'espoir d'avoir une grossesse heureuse et un accouchement sans douleur. Enfin, les célébrations se terminent par un grand banquet, au cours duquel les jeunes hommes tirent au sort leur compagne pour la soirée. Une pratique qui entraîne parfois la formation de couples durables et mène, pourquoi pas, au mariage.

Le cadeau de la Saint-Valentin

Cadeau ou pas cadeau ? Si certains vous diront que le plus important est de partager du temps avec l'être cher, d'autres se sentiront blessés de ne pas voir de cadeau-surprise accompagner ce moment privilégié. Dîner au restaurant ou aux chandelles (avec un bon petit plat concocté par vos soins) ; joli bijou ; bouquet de fleurs ou boîte de chocolat, tant que c'est un minimum sophistiqué et/ou personnalisé, vous risquez bien de faire mouche !

Le repas de la Saint-Valentin

Dîner au restaurant ou aux chandelles sont les types de repas privilégiés pour célébrer la Saint-Valentin. Mais comment faire quand on manque de moyens ou si l'on est un piètre cuisinier/ère ? Dans le premier cas, des bons plans pas cher et sympa existent pour mettre le nez dehors tout en faisant plaisir à sa moitié. Il suffit souvent de les dénicher sur internet : à Paris, "capitale des amoureux", le site sortiraparis.com propose par exemple 10 bons plans gastronomiques pas chers pour la Saint-Valentin 2016, entre dîner-concert sur un bateau à quai, brunch romantique et humoristique au Jamel Comedy Club et souper rythmé par une playlist de lover au Hard Rock Cafe. Et si vous préférez rester au chaud à la maison (dans le 2ème cas, donc) ? Là, c'est l'occasion rêvée de faire appel aux kits "Les Commis", des repas prêts à cuisiner conçus par des chefs étoilés. Vous n'aurez plus qu'à mettre la toute dernière main à la préparation (les ingrédients vous sont livrés déjà découpés, dosés et lavés). Avec un menu spécial amoureux qui plus est, exit le stress de la Saint-Valentin ! Ce genre d'initiative donnera une teinte à la fois personnalisée et décontractée à votre soirée. 

Le poème de la Saint-Valentin

Ecrire un poème spécial Saint-Valentin, y avez-vous pensé ? Si vous ne vous sentez pas l'âme de Raimbaud, vous pouvez aussi recopier l'une des oeuvres d'un poète amoureux. L'un de ceux que Louis Aragon a écrit pour Elsa, par exemple, devenue sa muse pour la vie (vous pouvez notamment piocher dans le recueil "Les Yeux d'Elsa", 1942). "La lettre", de Georges Sand, figure aussi en tête de liste des poèmes parfaits à ressortir pour l'occasion. Le lire en sautant les lignes paires promet une expérience des plus voluptueuses. Pour rester dans l'esprit érotique à la mode en cette Saint-Valentin 2016, pourquoi ne pas réciter à votre amour ces quelques vers de Victor Hugo - un quatrain coquin écrit par l'auteur pour une célèbre actrice de son époque, Alice Ozy - : 

Platon disait, à l'heure où le couchant pâlit :
-Dieux du ciel, montrez-moi Vénus sortant de l'onde !
Moi, je dis, le cœur plein d'une ardeur profonde :
-Madame, montrez-moi Vénus entrant au lit ! 

Un événement chrétien

La légende raconte que la Saint-Valentin n'a été instituée par l'Eglise que pour contrer les fêtes païennes. L'hypothèse n'est pourtant attestée par aucune source écrite de l'époque. Seul fait certain : à la fin du Ve siècle, les Lupercales sont l'un des derniers rites païens encore observés dans une Rome majoritairement chrétienne. Le pape Gélase Ier envoie alors une "lettre contre les Lupercales" au sénateur Andromaque, qui manifestait un certain attachement à cette fête traditionnelle. Dans cette lettre, il critique les comportements immoraux qui ont lieu pendant cette célébaration, se moque des superstitions des chrétiens qui honorent les démons pour écarter le mauvais sort et souligne que ces célébrations n'ont pas empêché les épidémies vingt ans plus tôt. Cependant, contrairement aux idées reçues, le pape n'a pas interdit cette fête païenne : il s'est contenté de montrer la contradiction qu'il y a entre la foi chrétienne et la célébration des Lupercales. Gélase choisit de commémorer, le 14 février, Saint Valentin, qui devient le saint patron des amoureux. Et donnera lieu à une fête potentiellement des plus romantiques.

Qui était Valentin ?

Les points de vue des historiens divergent quant à l'identité de Valentin. En effet, pas moins de sept saints répondent à ce nom et sont fêtés le 14 février. Voici trois d'entre eux.

La premier Valentin cité dans les martyrologes à la date du 14 février est un prêtre romain du IIIe siècle. Il vit sous le règne de Claude II le Gothique, empereur païen qui, pendant son court règne (268-270), est engagé dans de sanglantes campagnes militaires. En 268, sous prétexte de ménager les forces des hommes en âge de combattre, il leur interdit le mariage. Mais les jeunes gens continuent à recevoir en secret la bénédiction du mariage, grâce au prêtre Valentin. Ce dernier est bientôt démasqué et emprisonné. Alors qu'il est en captivité, Valentin fait la connaissance d'Augustine, la fille de son geôlier. La légende raconte qu'il redonne la vue à la jeune femme aveugle. Dès lors, elle prend soin de lui : reconnaissant, il lui envoie un message avant d'être exécuté, signé "Ton Valentin ". C'est de cette épisode que serait issue la coutume de s'envoyer des messages à l'occasion de la Saint-Valentin. Mort martyr, décapité à Rome vers 270, il est enterré sur la voie Flaminienne, où lui est par la suite rendu un culte. Considéré comme le saint patron des amoureux depuis le XVe siècle, ce personnage est souvent confondu avec l'évêque de Terni, qui connut le même sort. Ces différents événements sont toutefois à prendre avec précaution tant le récit de sa vie est encore flou aujourd'hui.

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Qui était Saint Valentin ? © Fotolia

Valentin, l'évêque ?

La deuxième possibilité concerne un personnage qui vécut à la même époque que le premier Valentin, avec qui il est souvent confondu. Consacré évêque de Terni, en Ombrie, en 203, le second Valentin est présenté comme un grand thaumaturge, un faiseur de miracles. Réputé pour ses dons de guérisseur, il est appelé à Rome par le philosophe païen Craton, dont le fils est atteint d'une maladie incurable. Valentin le guérit et obtient, en échange, la conversion de toute la famille au christianisme. La nouvelle de cette guérison miraculeuse entraîne de nombreuses autres conversions. Placide, le préfet de Rome, fait alors mettre à mort Valentin pour avoir mis ses pouvoirs au service des chrétiens et troublé le culte impérial. Ce dernier est décapité à Rome, vers 273. Il semblerait qu'une confusion entre différentes légendes du Moyen-Âge l'aurait fait devenir patron des amoureux.

Valentin, un missionnaire ?

Quant à Valentin de Rhétie, son association avec la fête des amoureux résulte d'une confusion avec ses homonymes. Evêque missionnaire qui vécut en Rhétie, dans les Alpes centrales, il est célébré en Allemagne tous les 14 février. D'abord moine dans un monastère, il fait bâtir une église à Maïs où il vit toute sa vie. Protecteur des épileptiques, il est généralement représenté avec un enfant épileptique étendu à ses pieds. Le lien avec la fête des amoureux provient, cette fois encore, d'une confusion qui remonte certainement au Moyen-Age.

Saint Valentin est représenté pour la première fois dans un livre du XVe siècle, "The Nuremberg Chronicle, the great picture book", ouvrage qui le présente comme le premier Valentin, mort sous le règne de Claude II. L'édition latine précise qu'il est fêté le 16 mars, contrairement à l'édition allemande, publiée postérieurement, qui date sa fête au 14 février.

La fête des amoureux 

L'association de la Saint-Valentin à la fête des amoureux est plus tardive : elle remonte au Moyen-Age. A cette époque, la tradition veut que les jeunes gens s'adonnent à une forme de "loterie de l'amour", pratique héritée des tirages au sort des Lupercales.

Au Moyen-Age, tous les 14 février, les jeunes gens tiraient au sort le nom de leur compagne et l'accrochaient à leur manche pendant la durée des fêtes (une semaine). Par la suite, le "Valentin" est devenu le cavalier qu'une jeune fille choisissait pour l'accompagner le premier dimanche de Carême, lors de la fête des "Brandons". Cette fête consistait en une procession, pendant laquelle la foule parcourait la campagne et chassait, grâce à ses brandons (sorte de torche, faite de brins de pailles entortillés), les mulots, les taupes et les mauvaises herbes des champs et garantissaient de bonnes récoltes pour l'année suivante.

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Une tradition du Moyen-Âge © Fotolia

Valentine

La "Valentine" désignait, à l'origine, le message d'amour ou d'amitié que l'on s'envoyait à l'occasion de la Saint-Valentin, jour où, croyait-on, les oiseaux migraient. C'est en Angleterre, au XIVe siècle, que cette coutume est apparue. Elle est ainsi mentionnée par Geoffrey Chaucer dans ses écrits. En France, cette pratique a été ramenée au XVe siècle, par Charles d'Orléans. Ce dernier, à la suite de la défaite d'Azincourt, en 1415, avait été gardé prisonnier 25 ans en Angleterre. A son retour, il institue officiellement cette pratique à la Cour de France : il sera désormais d'usage, le jour de la Saint-Valentin, d'envoyer à sa bien-aimée un tendre message amoureux. Ce n'est qu'à la fin du XVe siècle (1496) que la Saint-Valentin est officiellement instituée fête des amoureux. Au XVIIIe siècle apparaissent les premières cartes décorées de cœurs et de cupidons. Un siècle plus tard, ce sont les Valentines imprimées de poèmes qui se répandent dans toute l'Europe.

Cupidon

Dans la mythologie romaine, Cupidon est l'équivalent du dieu grec de l'amour Eros. Désir amoureux personnifié, Cupidon (du latin cupido, le désir) est souvent représenté sous la forme d'un enfant, armé d'un arc et d'un carquois rempli de flèches, fidèle compagnon de sa mère Vénus, déesse de l'amour et de la beauté.

Il est également connu pour être le héros de la légende de Psyché. Selon ce mythe, Psyché est une princesse si belle que les habitants du royaume délaissent le culte de Vénus à son profit. Furieuse, la déesse décide de punir la jeune fille et ordonne à Cupidon de lui inspirer une passion pour l'être le plus laid qu'il peut trouver. Mais le jeune dieu s'éprend de la princesse et ne peut accepter ce que sa mère lui demande. Après avoir envoyé un oracle au roi, qui lui demande d'abandonner sa fille sur un rocher isolé, il fait enlever Psyché par la brise de Zéphyr qui l'emporte jusqu'à un palais somptueux, situé dans une vallée inconnue. Il la rejoint tous les soirs, pendant son sommeil, sous une apparence humaine, et lui fait promettre de ne jamais chercher à connaître son apparence. Malheureusement, sur l'injonction de ses sœurs, Psyché céde à la curiosité et éclaire le visage de son mari alors qu'il est endormi. Une goutte d'huile tombée sur son corps le réveille : il se lève et s'envole. Inconsolable, Psyché part à la recherche de son mari et doit surmonter une série d'épreuves imposées par Vénus. A leur issue, Cupidon, qui regrette sa femme, obtient de Jupiter la permission d'emmener Psyché jusqu'au mont Olympe, où elle devient immortelle et met au monde une fille du nom de "Volupté".

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Cupidon, le dieu de l'amour © Fotolia

Les oiseaux

La mi-février marque le début de la saison des amours pour de nombreux oiseaux : la grive, la perdrix ou encore le merle. Au Moyen Age se répandit une croyance selon laquelle les oiseaux étaient non seulement les messagers du printemps mais ceux de l'amour. A cette époque, les jeunes filles s'en remettaient aux oiseaux pour connaître leur avenir amoureux. Un rouge-gorge présageait un mariage avec un marin, un moineau était synonyme de mariage heureux avec un homme peu fortuné tandis qu'un chardonneret était synonyme d'union avec un homme riche.

La croix

La tradition d'achever un billet en le signant de petites croix pour signifier mille baisers remonte aux débuts du catholicisme. Symbolisant la foi chrétienne, elles font référence au martyr Saint André, premier apôtre appelé par Jésus. Parti prêcher dans la Mésie (actuels Balkans), il a été crucifié à Patras, sur une croix en forme de X.

Au Moyen Age, la croix était également utilisée comme signature par les personnes ne sachant pas écrire. Après avoir signé, il fallait embrasser la croix devant témoins : une coutume qui avait valeur de serment solennel. Ainsi, de la croix, on passa au baiser...

La Saint-Valentin dans le monde

En Europe :
La plupart des rites et cérémonies associés à la Saint-Valentin ayant disparu, cette fête est aujourd'hui essentiellement commerciale. Cette uniformisation n'empêche pas quelques traditions folkloriques de subsister. En Allemagne, on commémore le Saint Valentin de Réthie protecteur des épileptiques. En Italie, on s'offre des chocolats enrobés dans un message d'amour, appelés les "Baci Perugini". En Autriche, les amoureux défilent dans les rues à l'occasion de la Saint Valentin tandis qu'en France, le petit village de Saint-Valentin (Indre) a instauré la fête nationale des Amoureux.

En Chine :
La Saint-Valentin "commerciale", fêtée, comme dans le reste du monde le 14 février, est arrivée en Chine dans les années 1980. Mais il existe également une fête traditionnelle commémorée le septième jour du septième mois lunaire du calendrier chinois (jour du double sept). Selon la légende, une fée aurait un jour épousé un mortel, malgré le désaccord de sa mère. Cette dernière l'obligea à regagner le ciel et sépara les amoureux par une rivière infinie, la Voie Lactée. Touchées par la sincérité de leur amour, des pies décidèrent de former une fois par an un pont à travers la Voie lactée afin que les deux jeunes gens puissent se rencontrer.

Au Japon :
Le jour de la Saint-Valentin, les japonaises offrent des chocolats aux hommes qu'elles aiment. Cette pratique s'est étendue au monde professionnel : aujourd'hui, elles doivent également en offrir à tous leurs collègues masculins (on parle d'ailleurs de "Giri Choco" ou chocolats d'obligation). Mais le Japon célèbre également la même fête que la Chine, en juillet ou en août, selon le calendrier lunaire. La fête des étoiles ou "Tanabata" célèbre la rencontre de Orihime (Véga) et Hikoboshi (Altaïr). On suspend alors des bambous décorés de grosses lanternes et de flammes de papier au dessus des rues.

Au Brésil : 

Exit la Saint-Valentin, au Brésil on fête le dia dos namorados (jour des amoureux)... et c'est le 12 juin ! 

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:31

 

du mois de Fevrier 2016

Présentation de Jésus au Temple
A la Chandeleur les grandes douleurs. (Vendée)
Saint Blaise de Sébaste
Si le jour de la Saint Blaise est serein, bon temps pour le grain
Saint Isidore de Peluse
A la Saint-Isidore, si le soleil dore, le blé sera haut et chenu, mais le pommier sera nu.
Sainte Agathe de Catane
Pour la Sainte Agathe, chante l'alouette.
Sainte Agathe de Catane
Eau qui court à la Sainte-Agathe, mettra du beurre dans la baratte.
Sainte Agathe de Catane
Si tu sèmes tes poireaux à la Sainte-Agathe pour un brin t'en auras quatre. (Deux-Sèvres)
Sainte Dorothée
A la Sainte-Dorothée, la plus forte neigée.
Sainte Apolline
Jour de Sainte-Apolline renfrogné, c'est trois beaux mois d'été qu'elle nous a gardés.
Saint Séverin
Séverin et ses coquins font tout geler sur le chemin.
Sainte Eulalie de Barcelone
Vers la Sainte Eulalie souvent le temps varie
Saint Julien l'Hospitalier
Saint-Julien brise la glace. S'il ne la brise, c'est qu'il l'embrasse.
Bienheureuse Béatrix d'Ornacieux
Mieux vaudrait voir un loup dans son foyer qu'un homme en chemise en Février (Charentes)
Bienheureuse Béatrix d'Ornacieux
De Sainte-Béatrice la nuée assure six semaines mouillées.
Saint Valentin
S'il ne fait froid le jour d'Adam et Eve, vingt jours trop tôt montera la sève.
Saint Faustin
A mi-février, La merlette doit couver.
Sainte Julienne de Nicomédie
A la Sainte-Julienne, faut toujours que le soleil vienne, s'il luit peu, bon pour les bœufs, s'il luit prou, c'est un bon août.
Saint Alexis Falconieri
Si février laisse les fossés pleins, les greniers seront pleins.
Saint Sylvin
Taillis pluvieux à la Saint-Sylvain fait tout l'an incertain.
Saint Pépin de Landen
Il est trop tard à la Saint-Pépin pour planter les arbres à pépins.
Bienheureuse Isabelle de France
Le temps qu'il fait le jour de la Sainte-Isabelle dure jusqu'aux Rameaux.
Saint Florent de Séville
À la Saint-Florent, l'hiver s'en va ou reprend.
Bienheureuse Isabelle de France
Le temps qu'il fait le jour de la Sainte-Isabelle dure jusqu'aux Rameaux.
Saint Avertin et le bienheureux Roméo
Février entre tous les mois, le plus court et le moins courtois.
Saint Nestor de Pamphylie
Quand février commence en lion, il finit en mouton.
Sainte Honorine
Gelée de Sainte-Honorine rend toute la vallée chagrine.
Saint Auguste Chapdelaine
N'aie nulle peur de l'année bissextile mais de celle d'avant et de celle d'après.
Saint Romain
Soleil le dernier jour de février met des fleurs au pommier.
Saint Auguste Chapdelaine
N'aie nulle peur de l'année bissextile mais de celle d'avant et de celle d'après.
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:25

 

Encore une fois vous avez été nombreux à répondre à notre petit appel à contribution sur notre page Facebook et ça nous procure un ultra grand plaisir des familles. Cette fois-ci on vous a demandé le pire surnom que ta meuf ou ton mec ait pu te donner, et on doit avouer que vos moitiés font part d’une sacrée imagination.

 

Et aussi:

  1. "Mon petit caca mou"

    Ce à quoi on peut répondre « ma constipation occasionnelle ». Un surnom plein d’empathie, de tendresse, de compassion, de soutien et de penchant pour les excréments. En somme, un peu d’amour et beaucoup de scatophilie.

  2. "Bébé"

    Parce que c’est insupportable au plus haut point d’être qualifié comme un truc baveux qui se chie dessus. De plus si vraiment on continue à donner ce surnom, ça va finir en fantasme sordide à base de couche culotte salie par des selles.

     

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    Crédits photo : Giphy

  3. "Maman"

    Alors non, votre meuf c’est pas votre mère. Elle est peut-être la maman de votre enfant, mais en aucun cas elle est la vôtre. Et on veut pas vous entendre dire que vous la surnommez de cette manière car elle lave vos slips et vous fait de bons petits repas comme quand vous étiez petit. De plus c’est sordide. Très sordide.

  4. "Mon petit baleineau"

    Alors là on ne sait pas si il faut se vexer ou trouver ça mignon. D’un côté le bébé de la baleine est un animal adorable avec un fort taux de mignonitude, d’un autre côté ça pèse environ 2 tonnes à la naissance. Libre à vous de choisir l’interprétation voulue.

     

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    Crédits photo : apforums

  5. "Fistuline"

    Une fistule est une « formation anormale d’une connexion entre deux organes internes ». On vous laisse chercher des images sur l’outil Internet, vous comprendrez tout l’aspect immonde mignon de ce surnom.

  6. "Mounette"

    On ne sait pas d’où ça sort, mais ça va très bien à un mec de 1m90 pesant 90 kg. En fait, c’est un peu le surnom parfait pour quelqu’un qui ressemble à un gros nounours. Mais ça reste néanmoins ridicule.

     

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    Crédits photo : tumblr

  7. "Ma chatte"

    Ici on ne parle pas de l’animal, mais bien de l’organe génital de la femme. On vous conseille de sortir ce surnom en public, lors de mariages, de repas avec les beaux-parents, ou d’événements avec le boulot de votre bien-aimée. Et pourtant vous le ferez.

  8. "Chouchou"

    Et tous les autres surnoms cucu à mort comme choupinou, choupi-coqui, mimi, chachou, mimouche. 89% des personnes qui ont utilisé ces petits noms ont réussi leur objectif d’enfermer à jamais leur couple dans la niaiserie. Maintenant ils écoutent du Kyo et aiment les licornes.

  9. "Ma couille"

    Contrairement à ce qu’on peut croire, ce n’est pas forcément l’homme qui porte ce surnom. La femme peut aussi se voir attribuée ce surnom lorsque le conjoint dépasse une certaine limite et qu’il confond ses potes et sa moitié. Dans ces cas là, il ne faut pas hésiter à sanctionner avec l’abstinence sexuelle.

     

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    Crédits photo : shemazing

  10. "Mon grand loup des steppes"

    Pour les poètes et les fans de grandes étendues. Bien sûr il existe d’autres exemples de ce type comme « ma petite cucurbitacée des terres désolées » ou « mon gastéropode des champs fleuris en été sous un chêne cueillant des pétales de rose au gré du vent ». L’important est de laisser parler votre cœur.

  11. Chaton
  12. Lapinou
  13. Ma pantoufle
  14. Ogorki
  15. Choubiglou
  16. Ma gratouille
  17. Mounini
  18. Mon petit cadavre
  19. Bébéchou
  20. Boudi
  21. Ma marmotte des bois
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:19
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Il est bien ce top hein ? Ben reste, on a plein d’autres.

 
 

La Saint-Valentin approche et notre petit cœur est tout rempli d'amour, mais rassurez-vous on en devient pas complètement nunuches pour autant. Parce qu'en vrai nous quand on est amoureux c'est pas pour passer la soirée à se regarder dans le blanc des yeux (mais plutôt pour mater des séries en amoureux et en jogging).

  1. Tu te plais à me rappeler notre date d'anniversaire (qu'il m'arrive parfois d'oublier)
  2. Tu me laisses une petite place pour les légumes dans le bac à bière
  3. Tu montes le son de la télé quand je vais faire caca
  4. Tu ne m'as jamais spoilé Game of Thrones
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    Crédits photo : Mlle Karensac x Topito

  5. Tu t'endors jamais devant un film
  6. Tu ne juges pas mon filet de bave la nuit quand je dors
  7. Tu as déjà nettoyé mon vomi
  8. Tu m'autorises à coucher avec Emma Watson
  9. Tu as le réflexe de commander à bouffer quand tu rates ton plat
  10. Tu ne me réveilles pas quand tu vas courir le dimanche matin (et tu reviens avec des croissants)
  11. Tu changes de sous-vêtements tous les jours
  12. Tu sais que quand je t'envoie "J'arrive", t'as encore une bonne demi-heure devant toi
  13. Tu ne dis rien quand j'ai laissé des poils dans le lavabo en me rasant
  14. Tu manges jamais le dernier carré de chocolat
  15. Tu fais un non-régime avec moi chaque semaine
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    Crédits photo : Mlle Karensac x Topito

  16. T'aimes la bière
  17. Tu es confortable
  18. Tu regardes le foot avec moi
  19. Tu acceptes mes chaussettes colorées
  20. Tu baisses la lunette des chiottes
  21. Tu acceptes de regarder Dikkenek 6 fois par an
  22. Tu fais semblant de pas entendre quand je lâche une caisse
  23. Tu fais à bouffer un soir sur deux
  24. Tu mets le rouleau de PQ dans le bon sens
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    Crédits photo : Mlle Karensac x Topito

  25. Tu as compris qu'il ne fallait pas répondre honnêtement à la question "on le voit mon bouton là ?"
  26. Tu étais la dernière personne qui voulait de moi
  27. Tu n'invites jamais ta mère à l'improviste
  28. Tu es d'accord pour me laisser coucher avec Joaquin Phoenix
  29. Tu fais les coquillettes au jambon comme personne
  30. Tu comprends que je vais rentrer tard quand je te dis "je bois juste un verre"
  31. Tu manges la bouche fermée
  32. Tu ne détestes pas mon nouveau stagiaire canon et intelligent qui vient d'arriver et avec qui je suis en réunion seul à seul très souvent.
  33. Tu ne charges jamais trop ta valise pour partir en vacances
  34. Tu portes hyper bien le total-look jogging le soir
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    Crédits photo : Mlle Karensac x Topito

  35. Tu ne lis (pas trop souvent) mes conversations sur mon téléphone
  36. Tu sors les poubelles tous les jours
  37. Tu pourrais faire un Top 10 de mes meilleurs défauts
  38. Tu éteins ton réveil rapidement pour pas me réveiller
  39. Tu parles jamais de tes ex
  40. Tu me coupes les cheveux, enfin tu me les saccages
  41. Tes copines sont canons
  42. Tu m'indiques le prix des cadeaux que tu m'offres
  43. Tu rigoles à mes blagues
  44. Tu m'embrasses après avoir bouffé de l'ail
  45. Tu me laisses prendre toute la place dans le lit
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    Crédits photo : Mlle Karensac x Topito

  46. Tu adores ma mère
  47. Tu ne m'obliges pas à aimer ta mère
  48. Tu me vends ton ancien téléphone quand tu t'en rachètes un (et pour pas cher)
  49. Tu me donnes les olives qui sont sur ta pizza
  50. Tu fais exploser ma facture de chauffage
  51. Tu connais par coeur mon numéro de sécu ...et le numéro de ma mère
  52. Tu me laisses le canapé quand j'ai trop bu
  53. Tu détestes les soirées en boîte
  54. Tu trouves Rachel complètement conne
  55. Tu gardes tes pieds froids bien loin de moi
  56. Ton chat m'apprécie aussi
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    Crédits photo : Mlle Karensac x Topito

  57. Tu me tiens les cheveux quand je vomis, et tu trouves une excuse pour que personne ne sache ce qui s'est passé
  58. Tu me laisses vivre une histoire d'amour avec ma console
  59. Tu m'apportes mon Doliprane au lit le dimanche matin
  60. Tu jettes les bouteilles de shampoings vides plutôt que de les laisser sous la douche
  61. Tu ne regardes pas trop mon historique de navigation
  62. Tu connais mon menu McDo préféré
  63. Tu n'es pas le plus dégueu de mes ex
  64. Tu ne m'as (presque jamais) trompé (à part un soir, t'étais bourré, on venait de s'engueuler...)
  65. Tu me réveilles tous les matins parce que je suis à la bourre
  66. Tu ne me fais pas remarquer que j'ai grossi
  67. Tu me laisses me servir de toi comme coussin
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    Crédits photo : Mlle Karensac x Topito

  68. Tu sais où sont mes lunettes, mon portable, ma veste, mon briquet (vu que c'est toi qui les as rangés)
  69. Tu sais que les chats sont bien plus cool que les chiens
  70. Tu pleures avec moi à chaque fois qu'on mate Toy Story 3
  71. Tu gueules pas trop quand j'écoute PNL à la maison
  72. Tu m'as fait arrêter le porno
  73. Tu rigoles quand j'imite mal Chirac
  74. Tu ne me juges pas quand j'écoute la Compagnie créole
  75. Tu m'offres des vêtements mais tu te goures de taille
  76. Tu mens comme une merde
  77. Tu tolères ma bipolarité
  78. Tu me dis quand j'ai un truc coincé dans les dents
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    Crédits photo : Mlle Karensac x Topito

  79. Tu m'as laissé le bon côté du lit
  80. Tu m'as fait oublier mon ex
  81. Tu finis mon assiette quand j'aime pas
  82. Tu me fais toujours valider les photos Instagram que tu prends de moi
  83. Tu m'as promis que tu ne grossirais pas trop, ou alors on le fait ensemble
  84. Tu as couché avec moi parce que t'étais bourré(e) (mais c'était pas si mal donc t'es resté)
  85. Tu m'aides à mettre du vernis sur ma main droite
  86. Tu détestes toi aussi les salles de ciné
  87. Tu ne tiens pas compte des "..." dans mes SMS
  88. Tu es le seul avec qui j'ai matché sur Tinder
  89. Tu me piques mes tshirt
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    Crédits photo : Mlle Karensac x Topito

  90. Quand on mate un film, TU TE TAIS
  91. Tu me dis quand ma jupe est rentrée dans mon collant
  92. Tu ronfles plus fort que moi
  93. Tes t-shirt sont plus doux que les miens
  94. Tu laisses ma figurine Star Wars au-dessus de la cheminée
  95. Tu te moques des candidats de télé-réalité avec moi
  96. Tu me juges pas quand je me fais un petit déjeuner à 21h
  97. Tu ne me parles pas tout le temps de "Mariage", "Enfant", "Famille"...
  98. Tu maudis les gens qui font du running avec moi
  99. Tu te sers toujours dans mon assiette
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    Crédits photo : Mlle Karensac x Topito

  100. Tu me laisses toujours la place sur la banquette au resto

Et toi alors, pourquoi tu l'aimes ?

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:17

 

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Source photo : swimmingly

S'endormir dans les bras de l'être aimé présente quelques avantages non négligeables (surtout si la personne en question fait office de bouillotte). Mais contrairement à ce que les comédies romantiques voudraient bien vous laisser croire, ce n'est pas toujours facile de dormir collé-serré.

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Source photo : A.V Club

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Source photo : Allociné

  1. La couette qui s'échappe
    Conséquence d'un vol savamment orchestré par votre moitié pendant que vous roupillez. Et alors pour la récupérer ensuite, bon courage ! Vous finirez par abandonner et passerez le reste de la nuit à grelotter en ruminant votre vengeance.
  2. Les ronflements
    Qui sait, si vous vous concentrez suffisamment sur le rythme des bruits de bouche et respirations poussives émis par votre partenaire, vous pourriez finir par trouver ça mélodieux. En attendant lâchez cet oreiller, l'étouffer durant son sommeil ne servira à rien.
    Variante : les grincements de dents qui donnent l'impression que quelqu'un s'amuse à ouvrir et refermer la porte de votre chambre. EN CONTINU.
  3. Les pieds froids
    Parce que c'est toujours agréable de dormir avec une personne qui a, à quelques degrés près, la température corporelle de la Reine des Neiges.
  4. Les cheveux dans la figure
    Aussi surnommé "tentative de meurtre par étouffement capillaire". À moins de lui offrir un bonnet de nuit (la nouvelle tendance) vous devrez vous résoudre à accepter l'asphyxie.
  5. Le choix du côté du lit
    Surtout si vous dormez du même côté en solo. Il y a une chance sur deux pour que vous cédiez votre place et regrettiez ensuite amèrement de dormir la tête collée au papier peint. Vous repenserez alors, non sans nostalgie, à l'époque où vous pouviez joyeusement faire des roulades d'un bout à l'autre du matelas.
  6. L'haleine du matin
    Une sympathique odeur de soufre qui embaume votre espace vital dès le matin et un réveil tout en douceur dans les effluves de salive rance : une certaine idée du bonheur.
  7. Les bras qu'on ne sait jamais comment positionner
    Et ce moment où vous vous réveillez en pleine nuit avec la circulation coupée et l'impression que vous ne retrouverez jamais totalement l'usage de votre main droite.
  8. Le cassoulet définitivement banni au dîner
    Ou la soupe aux choux. Et le chili con carne.
  9. Le réveil en décalé
    Admettez-le, vous adorez ouvrir les yeux deux heures avant que votre réveil ne sonne, puis vous retourner douze fois dans votre lit parce que le train du sommeil est reparti sans vous. Profitez de tout ce temps de repos en moins pour méditer sur le sens profond de la vie.
  10. Le passage aux toilettes
    Votre vessie se contrefout du sommeil de votre moitié, du coup vous allez devoir apprendre à vous extraire du lit sans la réveiller. Une tâche qui peut vite s'avérer difficile si vous avez l'habitude de dormir enlacés. Mais avec un peu d'imagination vous aurez presque l'impression d'être un agent secret passé maître en l'art de la furtivité.

Le célibat, il n'y a que ça de vrai !

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:16

nettoyer les toilettes

 

Comment faire soi-même un désinfectant pour les toilettes ?

Découvrez cette recette de ménage pour faire un désinfectant au citron. Ce produit nettoyant permet d’éliminer les bactéries sur le siège des toilettes, de détartrer et nettoyer les WC tout en laissant une agréable odeur de citron !

Astuce de Grand-mère

  1. Versez le vinaigre blanc dans un vaporisateur à l’aide d’un entonnoir.
  2. Ajoutez-y l’eau tiède et l’huile essentielle de citron.
  3. Fermez votre vaporisateur, secouez-le afin de bien diluer l’ensemble.
  4. Utilisez ce désinfectant WC pour nettoyer toute la surface de vos toilettes. Agitez le flacon avant chaque usage.

Ingrédients

  • 1/2 litre de vinaigre blanc
  • 1/2 litre d’eau
  • 17 gouttes d’huile essentielle de citron

Équipement

  • Un vaporisateur
  • Un entonnoir

Les conseils de nos grands-mères

  • Pensez à étiqueter votre désinfectant.
  • Rangez toujours vos produits ménagers hors de portée des enfants.
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